Ingoro Y'amatongo ou le palais de la terre

C'est un joli nom pour un service foncier communal, mais qu'est ce que peut bien faire un tel service au Burundi.

Le Burundi est un pays où 90% de la population vit de l'agriculture et où la démographie est galopante puisque sur un peu plus de 27 000 km2 vivent quelques 8 millions de burundais répartis en 3 ethnies (Hutus, Tutsies et Batwa).

On comprend rapidement que l'accès à la terre est un enjeu vital et que les conflits fonciers occupent 80 % des affaires du tribunal de résidence.

 

L'Union européenne, la coopération suisse et l'aide américaine (USAID) se sont associées pour appuyer le gouvernement burundais dans la rédaction d'une lettre de politique foncière et dans la mise en place d'opérations pilote de gestion foncière décentralisée au niveau communal.

 

L'Ordre des géomètres experts français apporte sa caution morale à un projet sur la province de GITEGA, projet réalisé par l'association burundaise pour la paix et les droits de l'homme (APDH) et a délégué la gestion à GSF et FIEF (France International pour l'Expertise Foncière).

 

Un projet de maison du foncier se déroule en 3 phases : préliminaire, mise en oeuvre et fonctionnement. Le projet est prévu pour une durée de 18 mois et doit se terminer mi décembre 2010.

 

A mi parcours la phase préliminaire est terminée. Le diagnostic socio foncier réalisé pendant plusieurs semaines a été restitué aux habitants et aux élus des communes pilote qui ont choisi d'adhérer au projet. Les agents de ce nouveau service sont en cours de formation.

Ce projet se situe dans la continuité du stage effectué par 4 étudiants ESGT en juillet et aout 2009 dans les communes Itaba (Gitega) et Bugenyuzi (Karuzi) en appui à la reconnaissance collinaire, procédure publique et contradictoire de délimitation.

Claire Galpin


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